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Consommer moins et mieux
Consommer moins et mieux
CONSOMMER MOINS ET MIEUX
L’énergie est en première ligne du combat pour la préservation de l’environnement. Il s’agit non seulement de limiter les émissions de gaz à effet de serre, mais aussi de réduire les consommations d’énergies non renouvelables. Grâce aux efforts des fabricants et des énergéticiens, le choix est particulièrement large.
Les solutions classiques.
Actuellement, l’énergie la plus répandue, c’est l’électricité. Considérée comme non polluante, du moins au plan de l’habitat individuel, elle offre un autre atout : un prix d’installation abordable. En outre les équipements ont fait de très importants progrès. Les convecteurs d’aujourd’hui sont peu gourmands tout comme les panneaux rayonnants et autres radiateurs à accumulation. Et le plancher rayonnant électrique a le vent en poupe. Seules précautions : l’isolation de la maison doit être sans faille et vous devez utiliser la programmation pour réduire la consommation, en jouant par exemple sur les heures creuses. Infos sur l’électricité : 0810 126 126 ou www.edf.fr
Quant aux énergies fossiles, elles sont par essence non renouvelables. Un défaut compensé par les très importants progrès réalisés par les fabricants de chaudières. Le système à condensation ou à basse température offre de très hauts rendements, consomment peu et réduisent considérablement la pollution. D’ailleurs, ce n’est pas un hasard si ces installations peuvent bénéficier du crédit d’impôt vert. Infos sur le gaz naturel : 0810 140 150 et www.gazdefrance.fr.
Les nouvelles façons de se chauffer. Préoccupations écologiques obligent, les équipements dits thermodynamiques ont le vent en poupe. Principe : un fluide toujours plus froid que la terre ou que l’air capte la chaleur par échange thermique, puis l’injecte dans la maison. Ces systèmes permettent également de rafraîchir l’air en été.
Vous pouvez opter pour la géothermie. Des capteurs sont placés dans le jardin à environ 60 cm de profondeur. Ce réseau de serpentins est alors totalement invisible. Si le jardin est trop petit, on peut placer une sonde géothermique verticale. Les calories récupérées passent dans une pompe à chaleur, laquelle est véhiculée dans la maison par un système de chauffage par le sol. Alternative : l’aérothermie. Ici, les calories sont récupérées dans l’air ambiant. Elles sont traitées par une pompe à chaleur qui les réinjecte dans la maison. En fait, le système fonctionne un peu comme un réfrigérateur qui produirait de la chaleur.
Dans les deux cas, les investissements sont plus lourds qu’avec les installations conventionnelles. On comptera par exemple dans les environs de 110 euros du mètre carré en géométrie. Un tarif qui s’explique notamment par l’installation d’un réseau de conduits dans la maison, qui permettent de chauffer par le sol ou le plafond. Mais la facture de charges est réduite ( les calories sont gratuites ) et ces systèmes peuvent bénéficier du crédit d’impôts destiné à favoriser les installations fonctionnant avec des énergies renouvelables ( voir encadré ).
A noter : vous pouvez aussi vous offrir un plancher solaire. C’est une variante du plancher chauffant. Des panneaux solaires réchauffent un fluide caloporteur ( eau glycolée ). Ce dernier passe ensuite dans un échangeur pour alimenter les tuyaux du plancher chauffant.
Avec le plancher solaire direct, le fluide réchauffé par le soleil passe directement dans le plancher. On adjoint à ces installations une source de chaleur classique ( électricité, gaz, fioul ) pour parer à tout défaut d’ensoleillement.
Le puits canadiens. Au croisement de la ventilation, du chauffage et du rafraîchissement de l’air, le puits canadien ( ou provençal ) est aussi efficace qu’écolo. L’idée est de se servir de l’inertie thermique du sous-sol pour égaliser les variations de température. Une bouche, à l’extérieur de la maison, capte l’air, qui passe par une gaine enfouie à environ 80 cm de la surface et qui coure sur plusieurs dizaines de mètres. A cette profondeur, la température reste constamment à une dizaine de degrés. En hiver, l’air froid à 0° C est réchauffé par le sol, puis il entre dans un échangeur de chaleur où il récupère les calories de l’air chaud et vicié. L’air neuf atteind alors une quinzaine de degrés. Il est ensuite porté à une température plus confortable grâce à une pompe à chaleur ou une source d’énergie traditionnelle. En été, ce système offre un rafraîchissement naturel appréciable, qui permet d’éviter le recours à la peu écologique climatisation.
Les chauffe-eau solaires. Ce sont les grandes vedettes de la maison écolo. Avec leurs prix abordables ( de 3000 à 8000 euros selon la gamme et les performances ), ils vous permettent d’économiser jusqu’à 80% sur votre facture d’eau chaude. Comment ça marche ? des capteurs piègent l’énergie solaire, laquelle chauffe un tube de cuivre et le fluide qui y circule à 60° C. ce fluide est stocké dans un ballon, où les calories sont transmises à l’eau chaude sanitaire. Le tout est doublé par une source d’énergie classique pour remédier aux jours sans soleil. Attention à l’orientation, qui doit être bien étudiée pour optimiser les apports de l’astre du jour. En général, les panneaux sont placés sur le toit. Mais dans certains cas, les règles d’urbanismes n’autorisent pas la pose des capteurs en toiture. Dès lors, vous pouvez les installer dans le jardin, au prix d’une moindre performance.
Se chauffer au bois. Autre énergie renouvelable : le bois. Vous pouvez ainsi vous offrir une cheminée à foyer fermé.
Sortes de gros poêles habillés d’une cheminée avec jambage et hotte, ces appareils fonctionnent grâce à des bouches d’aération situées à la base du caisson, qui réchauffent l’air. Les gaz issus se la combustion du bois sont récupérés pour être brûlés. Le rendement peut atteindre 80%. Attention : la pose d’une cheminée obéit à des règles strictes, fixées par le décret du 22 octobre 1993. pour éviter tout problème de sécurité et réaliser une installation dans les règles de l’art, le mieux est de recourir aux services d’un professionnel qualifié. Alternative : les poêles. Ce sont des installations de chauffage très performantes. Bien installés et disposés judicieusement dans la pièce, ils peuvent même suppléer un chauffage traditionnel et offrir des calories à toute la maison. Ils diffusent une chaleur douce par convection et rayonnement et disposent d’une bonne inertie. Par ailleurs, certains modèles peuvent se voir adjoindre des radiateurs classiques. Le rendement varie selon les modèles de 60 à 85%.
A savoir : les fabricants de cheminées et de poêles, en partenariat avec l’Agence pour le développement et la maîtrise de l’énergie (Ademe), ont mis au point le label Flamme Verte. Il s’applique aux appareils (inserts, poêles, etc…) les plus performants en termes d’efficacité énergétique et de protection de l’environnement. Les installations Flamme Verte peuvent être pour partie financées par le crédit d’impôt vert. Infos Flamme Verte : www.flamme-verte.com ou contactez les Espaces Info Energie au 0810 060 050.
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